À propos de Seigakukan

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Seigakukan (正學館), notre dojo (lieu de l’étude de la voie, où nous pratiquons) a été fondée en 1993 à Toulouse par Pascal Loïdi, notre senseï. Il se veut un lieu d’étude et de transmission de la Voie, suivant un enseignement traditionnel japonais directement hérité de la pratique du combat par les samouraïs au Japon. Le Kendo — littéralement, la voie («dô») du sabre («ken») — permet à travers l’étude des techniques (katas, wazas …) et la pratique de combats, la libération des énergies, la découverte et la maîtrise de son corps, l’apprentissage de la discipline ou encore la lutte contre le stress engendré par la vie moderne. L’engagement entre pratiquants (aussi appelés kenshi ou kendokas), réel et sincère, permet sans risque (grâce au port de l’armure) d’atteindre ces objectifs.

Notre association se veut un lieu convivial pour la pratique et l’étude de cet art martial qui nous réunit tous. Elle a également pour particularité de vouloir transmettre une tradition dans toute son authenticité. Nos cours de Kendo sont bien évidemment ouverts à tous débutants comme confirmés.

Les Enseignants

Pascal Loïdi

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5ème dan FFJDA
Titulaire du Brevet Fédéral d’Enseignement de Kendo et du Brevet d’État d’Éducateur Sportif.

Après avoir découvert le Kendo sous la houlette de Bernard Durand en 1991, il a fondé son dojo à Toulouse en 1993 pour pouvoir se consacrer à l’étude et à la transmission de la voie du sabre sous sa direction. Il a effectué de nombreux séjours au Japon, y compris au sein du dojo Okada à Tokyo. Il est également 5ème dan FFJKA et enseignant de Karaté Shotokan.


Les Maîtres de Référence

OKADA MORIHIRO SENSEÏ
(8ème dan de Kendo hanshi)

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Originaire de la province de Niigata, Okada Morihiro Sensei était réputé avoir beaucoup de facilité a désarmer ses partenaires de Kendo en utilisant la technique de maki otoshi.

Okada Morihiro a commencé le Kendo à l’âge de 27 ans. Ce qui pour l’époque (avant-guerre) était très âgé. Agriculteur, sans avenir, il rencontre un senseï de Kendo de sa région qui grâce à ses relations le fait entrer à l’école de police.

Afin de combler son retard dans cet art martial, il s’entraîne dans plusieurs dojo à un rythme de cinq cours par jour. Souvent épuisé, il lui arrive de s’évanouir en plein cours.

A cette époque, les professeurs sont avares de conseils techniques. Okada Morihiro apprend donc seul. Il progresse très vite et accède au titre de professeur.

Pendant trente ans, il va franchir un à un tous les niveaux du professorat, essayant toujours d’affiner et d’améliorer sa technique.

Il avait la réputation de désarmer ses adversaires huit à neuf fois par geiko (combat), même avec des partenaires de son niveau ou supérieurs.

À cette époque vivait un autre senseï du nom de SAIMURA. On le disait le meilleur. Une fois, il rencontra Okada senseï et lui dit que son Kendo était arrogant et donc mauvais. Okada Morihiro, loin de se décourager, attendit de pouvoir l’affronter. Le geiko dura sept minutes. La garde de Saimura senseï était magistrale et Okada senseï, malgré toute sa technique n’arrivait pas à le toucher. Saimura senseï ne bougeait pas. Jusqu’au moment où ayant bien étudié la garde d’Okada senseï, il trouva la faille, attaqua et plaça un men (attaque au niveau du casque) redoutable. Fin du combat.

Okada senseï fut découragé. Mais Saimura senseï lui expliqua ce qui n’allait pas. La position des pieds, la garde, bref tout ce qui avait trait au Kendo ancien.

Il lui dit qu’il fallait tout reprendre. Morihiro Okada avait alors cinquante ans. Et il reprit tout à zéro. Avec des suburi (exercices consistant à reproduire seul la frappe men) et des kiri-gaeshi (exercices à deux en armure permettant d’améliorer sa vitesse de déplacement et la liaison bras-jambes), il modifia tout son Kendo, et devint un enseignant de très haut niveau reconnu dans tout le Japon.
Il fut disciple de HASHIMOTO Toyo pour le Iaïdo. Il fut également un des derniers grands maîtres du Japon à connaître les formes anciennes de iaido tels Densho qu’il a pu transmettre à ses disciples. Il fut le senseï pendant de nombreuses années de Bernard Durand.

BERNARD DURAND SENSEÏ
(7ème dan de Kendo Kyoshi)

Bernard Durand

Bernard Durand partit au Japon alors qu’il était 3ème dan de Kendo. Il y séjourna une quinzaine d’années. Il fut le premier disciple français de OKADA Morihiro qui lui enseigna le Iaïdo, le Kendo et le Kenjutsu. Il s’efforce désormais de transmettre la tradition dont il est héritier en France, notamment à travers de nombreux stages.